Les mitochondries sont les organises dans lesquels se déroule la respiration cellulaire. Il s’agit de petits organises, particulièrement nombreux dans les cellules ayant des besoins importants en énergie comme les fibres musculaires.
Une mitochondrie possède une double membrane :
Une membrane externe
Une membrane interne formant des replis, appelés crêtes mitochondriales, et délimitant un volume interne, la matrice mitochondriale.
Dans la matrice mitochondriale, l’acide pyruvique subit une série de réactions formant un cycle appelé cycle de Krebs. Au cours de ces réactions, l’acide pyruvique est totalement dégradé. C’est l’origine du dioxyde de carbone rejeté par la respiration. Cette dégradation produit des électrons et des ions hydrogènes qui seront pris en charges par des composés NAD+. Pour les 2 molécules d’acide pyruvique produisent lors de la glycolyse du glucose, il se forme 6 molécules de CO2 et 10NADH,H+.
Le bilan du cycle de Krebs peut donc s’écrire :
2C3H4O3 + 10NAD+ +6H2O -> 6CO2 + 10NADH,H+
Ces réactions libèrent de l’énergie permettant de produire 2 molécules d’ATP.
Bonjour tout le monde, j’espère que tout va bien pour vous, dans l’article du jour, je souhaite vous parler du programme que vous suivrez en PASS.
Avant de commencer, si tu veux connaître toutes les modalités de la réforme et les différentes voies d’accès aux études de santé, je t’invite à lire mon article qui traite du sujet juste ici 👉 Réforme de la PACES dès la rentrée 2020.
Comme vous l’avez sûrement constaté, les infos concernant la réforme tombent petit à petit, je vous ai donc regroupé ici l’ensemble des dernières nouvelles pour que se soit le plus clair possible.
Voici ce que j’ai pu trouver : ce programme est proposé à titre indicatif pour guider les Universités dans la mise en place de la réforme.
Source : site “Centre Préparatoire aux Carrières Médicales”.
Comme vous avez pu le remarqué il s’agit, a peu de choses près, du programme de la PACES. Chaque faculté se réserve le droit de le modifier un peu mais globalement c’est ce programme que vous suivrez.
Bonne Nouvelle ! Si tu es en terminale ou en PASS tu peux te procurer nos fiches pour te donner un coup de pouce. 🎁
Pour lesterminales : Ces fiches te permettront d’avoir une première vue sur les cours de PASS et commencer à prendre de l’avance.
Je ne le dis pas assez souvent mais c’est hyper important de s’avancer le plus possible pour la PASS. C’est un concours très sélectif donc il faut mettre toutes ses chances de son côté.
S’avancer le plus possible AVANT sa PASS
La PASS est un concours où tu as le droit à 2 tentatives … Alors il faut commencer tôt pour mettre toutes ses chances de son côtés !
Je ne fais pas la promotion de mes fiches mais j’aimerai simplement insister sur le fait que la préparation est un point important qui peut faire la différence, surtout que notre pack est très abordable 🙄
Pour les PACES qui ne souhaitent pas avoir de fiches je propose un Atlas d’Anatomie. Pour le chapitre tête et cou, je vous conseil fortement un crâne pour réviser chaque os et foremen.
Si tu le souhaite, il y a des packs de disponibles avec des fiches de cours’ de revision, des QCM… pour t’aider au maximum dans ta préparation. Attention, cela ne remplace en aucun cas les cours de la fac, nos packs permettent seulement d’avoir des outils supplémentaires pour vos révisions.
Ce qu’il faut retenir : Ne vous faites pas avoir, préparer vous à la PASS le plus tôt possible, même si je sais que la terminale, avec le bac est une année aussi très intense, essayez de faire le mieux possible et surtout ayez de bons outils.
Pour conclure
Sur ce, je vous quitte en espérant ressortir un article très prochainement, si vous avez des questions sur n’importe quel sujet, posez-les moi directement ici, je me ferais un plaisir de te répondre !
Le muscle strié squelettique est formé de fibres reliées entre elles, disposées parallèlement et organisées en faisceaux. Chaque fibre est une grande cellule de plusieurs centimètres de long née de la naissance de nombreuses cellules.
Un mouvement est causé par la contraction synchrone des fibres composant un muscle strié. Le raccourcissement et l’épaississement de l’ensemble du muscle exerce une traction sur les os auxquels il est rattaché par l’intermédiaire des tendons. Ainsi, les articulations sont mobilisées.
La fibre musculaire
Une fibre musculaire squelettique présente un aspect strié. Cette striation est du à l’organisation moléculaire des myofibrilles constituant le cytosquelette occupant le cytoplasme. En effet, chaque myofibrille est formée d’une série d’unités de 2,5 micromètres de long appelées sarcomères.
Chaque sarcomère est un assemblage de 2 types de filaments de nature protéique (filaments fins d’actine et filaments épais de myosine) disposés parallèlement à l’axe de la myofibrille. Les filaments de myosite occupent la partie centrale du sarcomère. Les filaments d’actinie sont attachés aux stries Z et pénètrent en partie dans la zone centrale, alternant avec les filaments de myosine.
Lors de la contraction musculaire, les sarcomères se raccourcissent de 25% de leur longueur initiale par glissement des filaments d’actinie par rapport aux filaments de myosine. Le sarcomère est donc l’unité structurale et contractile des muscles striés.
La contraction
Le glissement des filaments constitue le mécanisme moléculaire à l’origine de la contraction musculaire. Ce mouvement des myofilaments est couplé à l’hydrolyse de l’ATP qui produit l’énergie nécessaire à ce glissement.
Le filament de myosine possède des « têtes » globuleuses qui peuvent se fixer sur le filament d’actine et se mouvoir le long de ce filament selon une succession d’étapes qui se répètent.
Chaque tête de myosine fixe une molécule d’ATP et catalyse son hydrolyse. Le clivage de l’ATP arme la tête de myosine. L’entrée du calcium dans les cellules permet l’attachement de la tête de myosine sur le filament d’actinie puis son basculement. Les filaments coulissent l’un par rapport à l’autre. La myosine fixe alors une nouvelle molécule d’ATP et se détache alors du filament d’actine. Si la concentration en calcium dans la cellule est suffisante, un nouveau cycle reprend.
Bonjour à tous ! Dans l’article d’aujourd’hui vous allez découvrir plusieurs astuces et stratégies pour apprendre plus vite et mieux retenir vos cours que vous soyez en médecine ou au lycée.
Apprendre en PASS/LAS
En clair, voici les points les plus importants dans le mécanisme d’apprentissage :
❌ Ce qu’il ne faut pas faire :
La lecture répétée et massé est la technique la moins efficace. Lorsque l’on fait une répétition mécanique on a l’impression que notre cerveau est “plein” et c’est totalement vrai ! Votre capacité de mémoire à court terme est saturée, donc comme vous l’avez compris, vous ne travaillez pas avec votre mémoire à long terme.
Lire et relire des manuels est souvent un travail inutile. Pourquoi ? Ça prends énormément de temps, vous ne travaillez pas avec votre mémoire à long terme, et de cela conduit à une forme inconsciente d’auto-illusions, tu penses savoir ton cours alors que non.
Répéter encore et encore ne permet pas de mémoriser pleinement quelque chose ⚠ en tout cas pas si c’est le seul mécanisme utilisé. Combiner une répétition avec des méthodes de mémorisation active ainsi qu’une compréhension du cours augmente de façon exponentielle la mémorisation à long terme.
✅ Ce qu’il faut faire :
Pratiquer la « remémorisation » en essayant de se rappeler de son cours, plutôt que de réviser en relisant. Les scientifiques constatent que le rappel de faits, concepts ou évènement est beaucoup plus efficace pour se remémorer son cours plutôt que de réviser en relisant.
Traduire les points principaux de son cours en questions auxquelles on doit répondre par la suite. Vous pouvez par exemple utiliser la méthode des flash-cards. certaines applis comme Anky permettent d’en créer virtuellement.
Reformuler les idées principales avec ses propres mots.
Faire des liens avec ce que l’on connait déjà.
Fournir un travail régulier interrompt l’oubli. En effet, en retravaillant un cours plusieurs fois, les informations « entrent » dans votre mémoire à long terme et reste encrée de façon durable.
Alterner 2 matières. Cela permet de prendre du recul et de reposer son cerveau. Par exemple, alterner 30min à 1h d’apprentissage d’anatomie ou autre matière à par coeur avec 30min à 1h d’exercices de physique. Apprenez une notion ou plus, faites des exercices puis revenez dessus en essayant de vous rappeler de ce que vous avez appris sans relire le cours, cela permet dans un laps de temps court de faire une « remémoration » active.
Bien-sûr faire des annales pour tester ses connaissances et mettre le points sur ses faiblesses. Point très important en PASS/LAS puisqu’ils constituent la majeur partie de votre évaluation finale. Vous pouvez retrouver votre pack de QCM pour réviser en première/terminale pour vous familiariser aux QCM ainsi que ceux de PASS/LAS.
Essayer d’apprendre dans un environnement stressant n’est pas une bonne façon d’aider à fixer l’information. Cela dépend des gens, mais je conseil personnellement de travailler chez soi, au calme plutôt que dans un endroit bouillant avec du monde.
Se tester comme ça permet de jauger notre connaissance parce que des fois on surestime ce que l’on a pu apprendre. Encore une fois, je te redirige vers la méthode des flash-cards qui est très efficace !
L’amélioration s’accroît avec la fréquence des interrogations. Donc les QCM du tutorat + les annales + tes petites questions que tu auras préparé sera le combo le plus efficace !
Diversifier son travail
La meilleure manière de faire pour notre cerveau est d’alterner au maximum les matières/cours. L’apprentissage paraît plus long de cette manière mais il est en réalité plus efficace !
Diversifier ses méthodes d’apprentissage dans chaque matière permet d’être encore plus productif. Par exemple, alterner entre une période de par coeur et des questions puis des exercices.
A la fin de ta journée liste les éléments que tu as compris/appris, essaye de restituer la totalité des choses que tu as retenues.
Affronter les difficultés
Il est préférable d’alterner au maximum travail d’apprentissage/remémoration, ce qui est en soit beaucoup plus difficile, mais l’apprentissage est plus profond, plutôt que de s’obstiner à passer 4h à lire un même cours qui sera oublié quelques heures plus tard. Apprendre, se rappeler et oublier c’est exactement le circuit de la mémorisation qui est nécessaire.
Voici un schéma très utile qui permet de comprendre pourquoi certaines méthodes fonctionnent plus que d’autres et pourquoi certaines personnes apprennent beaucoup de choses en peu de temps.
Vous l’aurez compris, la meilleure manière d’apprendre est d’expliquer aux autres ou a votre mur 😉 vos cours. En essayant d’expliquer votre cours, votre cerveau va devoir faire un effort de compréhension et de mémorisation à long terme. Vous pouvez également partir dans l’idée que vous devrez expliquer votre cours à quelqu’un au moment de l’aborder. Votre cerveau se mettra alors en condition et va « activer » la mémoire à long terme.
Un dernier point, en vous passionnant pour ce que vous apprenez et en vous y intéressant vraiment, vos capacités de compréhension et de mémorisation s’en trouvent décuplées.
Quelques exemples basique en anatomie : l’os sphénoïde à une forme de papillon → Tu t’inventes une petite histoire exemple tu vois passer un papillon, il se pose sur ton nez… Comme ca tu te rappelle que cet os se retrouve juste derrière ton nez. Le papillon c’est l’os et le nez c’est la “région” là où ton os se trouve.
Tu peux aussi faire marcher ta mémoire visuelle en te remémorant où il se trouve pour certain c’est tout simplement “évident”.
Autre exemple en biologie cellulaire tu pourras constater que c’est souvent des “réaction en chaîne”. Ce qui est intéressant de faire c’est de traduire ton cours en schéma de cause à effet.
Le mécanisme d’apprentissage appliqué
Il est important à chaque fin de partie ou de cours de se poser des questions comme : Quelles sont les notions clés ? Quels mots ou concepts nouveaux pour moi ? Comment pourrais-je les définir ? Comment ces nouvelles notions sont en relation avec ce que je connais déjà ?
Il faut faire régulièrement des pauses sans regarder ton cours. Pourquoi ? Pour cela il faut que tu saches concrètement ce que fait ton cerveau lorsque tu lis ton cours et que tu essayes de le comprendre.
Le cerveau transcrit toutes tes perceptions en signaux chimiques et électriques, ce qui va former une représentation mentale de ce que tu observes.
Par la suite il consolide : en clair le cerveau réagence et stabilise les choses que tu as compris. Cette étape dure généralement plusieurs heures. Et c’est durant celle-ci que les infos vont passer de ta mémoire de court terme à celle de long terme.
C’est pour cette raison qu’il faut aussi espacer au maximum les séances de test, pour que ce ne soit plus ta mémoire de Court Terme que tu questionnes mais celle du Long Terme !
Maintenant que tu t’es auto-évaluée vient le moment de la correction. C’est le moment le plus important, une étape à ne surtout pas négliger ou faire à la va-vite ! Ton cerveau va pouvoir corriger les mauvaises informations que tu lui as fait transcrire !
Résumé de la technique d’apprentissage
Commence par lire ton cours pour essayer de le comprendre
Surligne les points clés dans chaque partie de cours
Réécris avec tes propres mots ces passages
Traduit en schéma si nécessaire ou en moyen mnémotechnique
Créer toi des petites questions au fur-et-à-mesure
Fais des pauses régulières (qui peut se traduire par attaquer un autre cours pour pouvoir en alterner 2 à la fois) + de vraies pauses.
Recense toutes tes erreurs et les pièges pour ne plus les reproduire !
Si tu as la possibilité de créer des petits jeux pour rendre l’apprentissage plus agréable je ne peux que t’encourager ! Tu peux par exemple faire des cartes mentales pour apprendre tous tes acides aminés en découpant des petits rectangle de papier : sur la face recto tu écris le noms de l’AA et sur le verso dessine la molécule ! Et tu essayes de te remémorer le nom ou la structure de l’AA.
Dans tout ça, avec un peu de recule on comprend tout de suite qu’il faut avoir une organisation irréprochable pour ne pas se perdre dans la masse de travail à effectuer !
Pour travailler ta mémoire visuelle je t’ai conseillé un superbe Atlas d’Anatomie que tu pourras utiliser pour réviser ainsi que d’autres outils dans cet article !
Pour conclure
Je te souhaite de réussir ton année, de pouvoir réaliser tous tes projets professionnels et personnels ! Sortir de sa zone de confort peut paraître effrayant au début mais l’on récolte que du bons ! Courage à toi !
Le phénotype désigne les multiples caractéristiques observables des individus. Il résulte de l’expression de gènes modulée par certains facteurs de l’environnement. On le décrit à différentes échelles d’organisation du monde vivant : organisme, cellule, molécule.
1. Phénotype et génotype
Chaque individu possède les caractéristiques générales de son espèce, mais aussi des particularités qui font de lui un être vivant original, différent des autres. Certains des caractères de l’individu sont liés à l’expression de gènes portés par l’ADN des chromosomes qui lui ont été transmis par ses parents lors de la reproduction sexuée.
Un gène occupe un endroit précis sur un chromosome et peut présenter plusieurs variantes appelées allèles, identifiables par des variations de la séquence des nucléotides dans les molécules d’ADN.
Ces allèles proviennent de mutations d’un même gène ancestral, lors des générations précédentes.
Le génotype est l’ensemble des allèles d’un individu. Le phénotype est l’ensemble des caractères identifiables.
Les vrais jumeaux ont, pour tout gène, des allèles semblables : ils ont donc des génotypes identiques. En dehors de ce cas particulier, il est, pour des raisons statistiques, impossible que deux individus aient le même génotype. Ceci est particulièrement vrai dans l’espèce humaine qui comporte environ 30 000 gènes. Pour certains gènes on connaît plusieurs dizaines d’allèles différents au sein des populations.
Liens entre génotype et phénotype
L’expression d’un gène dépend des autres gènes présents, mais aussi des conditions du milieu. La plupart des caractères sont gouvernés par plusieurs gènes. De plus, un gène donné agit presque toujours sur plusieurs caractères simultanément…
Des génotypes identiques sont parfois à l’origine de phénotypes différents, car l’environnement joue un rôle non négligeable. C’est le cas du caractère gaucher chez l’Homme favorisé par certains gènes. Ces gènes sont répandus dans certaines familles, où les gauchers sont bien plus fréquents que dans la population générale. Et pourtant on rencontre chez les vrais jumeaux, de même génotype, avec la même fréquence que chez des faux jumeaux.
Des caractères apparemment identiques peuvent cependant résulter de génotypes différents. C’est le cas des diabètes, du groupe sanguin 0, des myopathies…
2. Phénotypes à différentes échelles
Échelle de l’organisme
Au niveau de l’organisme, la drépanocytose se manifeste par des accidents circulatoires dus à une destruction des hématies (globules rouges) par éclatement. Les organes sont mal approvisionnés en dioxygène ; l’individu est anémié. Les individus atteints de phénylcétonurie ont la peau pâle, les cheveux et les yeux clairs et ils subissent une altération mentale progressive.
Échelle cellulaire
Les hématies (cellules sanguines) d’une personne atteinte de drépanocytose sont falciformes (allongées en croissant). Dans le cas de la phénylcétonurie, les cellules de la peau, de l’iris de l’oeil et de la base du cheveu ou du poil sont claires, dépourvues de mélanine, un pigment noir.
Le phénotype au niveau cellulaire peut être mis en relation avec le phénotype au niveau de l’organisme. Le second est la conséquence du premier.
Échelle moléculaire
Chez les personnes atteintes de drépanocytose, au niveau moléculaire, l’hémoglobine, protéine qui fixe l’oxygène, prend un aspect fibreux à l’état désoxygéné ; les hématies sont déformées et éclatent ou obstruent les vaisseaux sanguins. La phénylcétonurie résulte d’anomalies dans la séquence de protéines enzymatiques.
Chaque gène est une partie d’ADN qui contrôle la synthèse d’une protéine particulière. Si un gène a été modifié par mutation, un nouvel allèle est apparu et la protéine correspondante peut aussi être modifiée. Or les protéines jouent un rôle fondamental dans la structure et dans le fonctionnement de tout organisme vivant.
Quelle que soit l’échelle à laquelle on observe un phénotype, il est la conséquence des caractéristiques de protéines synthétisées dans les cellules de l’individu. Les variants protéiques sont génétiquement déterminés.
En résumé
Le phénotype lié à l’expression des gènes peut se définir à différentes échelles, de la population à la molécule. La réalisation du phénotype résulte de l’interaction entre l’hérédité et le milieu. C’est le cas pour la taille, le poids, la pigmentation de la peau… et de nombreuses autres caractéristiques structurales et fonctionnelles. Les phénotypes alternatifs sont dus à des différences dans les protéines concernées.
La mitose est une division cellulaire. Les mitoses, responsables de la croissance des individus, se produisent dans des zones spécialisées : les méristèmes. La mitose n’est pas un processus réservé aux végétaux mais un processus commun à toutes les cellules eucaryotes. Chez les animaux, des mitoses successives permettent de passer d’une cellule œuf unique à un organisme adulte formé de milliards de cellules. Des mitoses interviennent aussi dans le renouvellement permanent des cellules de tout individu et permettent de maintenir ses cellules génétiquement identiques entre elles.
1. Mitose et partage des informations génétiques
Place de la mitose au cours du cycle cellulaire
Dans un cycle cellulaire, une interphase, comportant trois étapes (G1, S, G2), précède une phase de mitose. La réplication, qui consiste en une duplication à l’identique des molécules d’ADN des chromosomes, s’effectue pendant la phase S de l’interphase et pour que la mitose se déroule, il est nécessaire que la réplication se soit produite avant. Mais la réplication ne fait pas partie de la mitose.
Pendant la phase G1, chaque chromosome est composé d’une seule chromatide contenant une molécule d’ADN. Après la phase S, chaque chromosome est composé de deux chromatides avec des molécules d’ADN identiques, contenant donc la même information génétique que la molécule d’ADN initiale. La phase G2 précède directement la mitose.
Détails du processus de mitose
La mitose est un processus continu. Toutefois, on la divise classiquement en quatre phases caractérisées à la fois par l’aspect des chromosomes et par leur localisation dans la cellule. Ces quatre phases sont nommées : la prophase, la métaphase, l’anaphase et la télophase. Une mitose peut durer de moins d’une heure à quelques heures
• La prophase (du grec pro, « en avant ») : Les chromosomes composés de deux chromatidescommencent à se condenser et deviennent progressivement visibles au microscope optique. Un fuseau mitotique apparaît entre les deux pôles de la cellule. L’enveloppe nucléaire est peu à peu détruite si bien qu’elle disparaît totalement à la fin de la prophase.
• La métaphase (du grec méta, « transformation ») : Les chromosomes dupliqués sont condensés au maximum, ils apparaissent épais et courts. Les centromères sont alignés à l’équateur du fuseau mitotique.
• L’anaphase (du grec ana, « en haut ») : Les deux chromatides de chaque chromosome se séparent par rupture du centromère et migrent chacune vers un pôle de la cellule. Dès la fin de l’anaphase commence la séparation du cytoplasme.
• La télophase (du grec télos, « fin ») : Chacun des deux lots de chromosomes se situe désormais aux deux pôles opposés. Chaque chromosome ne comporte alors qu’une seule chromatide. La décompression commence, c’est-à-dire que le filament d’ADN lié aux protéines se déroule peu à peu, comme une pelote de fil qui se déviderait. Le chromosome devient de moins en moins épais et de plus en plus long. Une enveloppe nucléaire se forme autour de chacun des deux lots de chromosomes simples. L’achèvement du noyau dans chaque cellule fille marque l’achèvement de la mitose. Le fuseau mitotique se désagrège et la séparation du cytoplasme prend fin. Cliquer sur le bouton « Légendes » pour les faire apparaître. Pour accéder directement au déroulement et aux caractéristiques d’une phase particulière il suffit de cliquer sur la case correspondante.
2. Mitose et modification des structures cellulaires
Rôle du fuseau mitotique
Au début de la mitose, s’organise un fuseau constitué de microtubules. Il disparaît à la fin de la mitose. Au cours de la mitose, c’est grâce à lui que les chromosomes peuvent constamment se déplacer. Ce fuseau est le moteur des mouvements chromosomiques.
Partage du cytoplasme
Le partage du cytoplasme est appelé la cytodiérèse. Les cellules animales et végétales ne suivent pas des processus strictement identiques, car les secondes sont munies d’une paroi rigide entourant la membrane plasmique.
• Pour les végétaux, la séparation du cytoplasme s’accompagne de la construction d’une nouvelle paroi à l’équateur de la cellule. • Pour les animaux, un simple étranglement du cytoplasme suffit à séparer les deux cellules filles.
Le cytoplasme des deux cellules filles contient tous les organites indispensables à la vie de la cellule : mitochondries, ribosomes…
A RETENIR
Au début de la mitose, les chromosomes sont constitués de deux chromatides contenant chacune la même molécule d’ADN.
La mitose comporte quatre phases : • la prophase : condensation des chromosomes doubles. • la métaphase : les centromères sont alignés sur l’équateur. • l’anaphase : le matériel génétique est partagé entre les deux cellules filles (les chromosomes sont constitués d’une seule chromatide). • la télophase : séparation des cytoplasmes et reconstitution des noyaux.
A la fin de la mitose, les deux cellules filles sont génétiquement identiques et pourvues de chromosomes simples.